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Le vocabulaire normand d'origine scandinave

 Les mots de la vie paysanne

Nos Vikings s’installent donc et fondent la Normandie. À cette époque la classe sociale la plus nombreuse, celle qui crée le plus de richesse est la paysannerie.
Le vocabulaire de nos conquérants a-t-il imprégné le vocabulaire du travail de la terre?
Nous avons déjà vu une partie des termes décrivant le paysage tels que beuf, crique, bec, Toft, Thuit, Hom, on peut en ajouter d’autres tels que “haie” qui viendrait de “Haya” en Viking et qui aurait le sens de lisière d’une forêt.
Il y a à Montfort une rue de la Haute Gate. “Gate” en vieux normand signifie chemin et vient de “Gata” en norrois qui a le même sens.

1- Termes décrivant les bâtiments :

en plus de “Thorp”, beuf, hus, que l’on retrouve dans la construction des noms de villages on peut ajouter:
Le “cotin” qui en normand est une petite maison. Il vient de “Kot” en norrois qui signifie petite baraque, cabane.
Un “buret”: une porcherie en normand, vient de “Bur”, un appentis en norrois. Pensez-y quand vous arrivez à Pont-Audemer par la zone d’activité des Burets.
Un “hangard” vient de “Heimsgard” qui signifie plutôt domicile.
Un “gardin” le jardin normand vient de “Gardr”: jardin.
Haugard” en vieux normand désigne une cour où se trouve la meule de paille, vient de “Haust”: récolte et de “Gardr”: jardin, enclos.
Bel” une cour de ferme vient de “Boëli”: une ferme.

2- Les animaux.

Un “bécard” ou un “Becquerel” est un jeune bélier, a pour origine le mot norrois “Bekri”: un bélier.
Le “falle rouge”: le rouge-gorge vient de “Fallr”: gorge, jabot et qui donne aussi la “falle” en normand: le jabot.
La “videco”: la bécasse est issu de “Vidr”: bois et “Kokkr”: le coq.
Harouse”, un mauvais cheval a pour origine “Hross”: cheval.
Maove”: la mouette vient de “Mavar”: mouette.
Flo”: un troupeau de moutons vient de “Flokkr”: bande, troupe.

3- Les plantes.

Le “haveron”: l’avoine sauvage est issu de “Hafri”: avoine.
La “hague”: le fruit de l’aubépine vient de “Hagthorn”: l’aubépine.
Le “vamoque”: coquelicot vient de “Valmogi”: le coquelicot.
Le “han”: souchet à longues racines est issu de “Hampr”: le chanvre.
Les “dogues”: mauvaises herbes (la patience) vient de “Doga”: mauvaise herbe.
La “gernotte”, petite ombellifère peut-être originaire de Norvège vient de “Jardnott”.
Les “gades”: les groseilles dérivent de “Gaddr”: épine.
Le “melgreux”: l’oyat vient de “Melr”: dune et de “Graes”: herbe.
La “torve”: la tourbe vient de “Torf” en norrois: même sens.

4- La terre et le travail de la terre.

L’acre”: ancienne mesure de surface vient de “Akr”: champ ou mesure agraire.
Vendinc” en vieux normand: l’endroit au bout du champ où l’on fait tourner la charrue vient du norrois “Venda” qui veut dire tourner. Vendinc donne le verbe “faire vendinc”.
Houelland”: bout du champ où les sillons sont perpendiculaires aux autres sillons et “faire houelland” viennent de “Hoveland”.
Une “merche” est une marque de propriété.
Une “coque”: un tas de foin à sécher vient de “Kökkr”: tas.
Une “delle”: parcelle de terre labourée vient de “Deill”. Un “dellage” est formé de plusieurs delles, plusieurs pièces de terre.

5- Les outils et instruments.

La “canne à lait” vient de “Kanna”: récipient.
Tierrer”, “detierrer”, “mettre au tierre” sont issus de “Tjödr”: une corde pour les chevaux.
Une “herquette”: un rateau vient de “Herkja”: trainer de ci-de là.
La “melle”: l’anneau mis dans le nez du taureau a pour origine “Mella”: un noeud coulant. “Emmeler” mettre un anneau à un taureau.
Bie”: une cruche vient de “Bidr”: petit récipient en bois.
Bingue” ou “bingot”: panier rond, a pour origine “Bingr”: récipient.
Hêtier”: grande poële plate vient de “Heitr”: brûlant.
Tro”: le pétrin en normand vient de “Trog”: pétrin.

6- Mots divers.

Réquer”: ramasser les derniers fruits vient de “Rekja”: allonger.
Rimée”: la gelée blanche a pour origine “Hrim”: même sens. “rimer”: geler blanc.
Flique”: morceau de pain ou de viande vient de “Flikki”: tranche de lard.
Etoc”: tronc d’arbre est issu de “Stokkr”: tronc, bûche.
Vâtre”: de l’eau boueuse vient de “Vatr”: eau et va donner le verbe “se vâtrer”: se salir.
Débiter”: couper du bois en vieux normand vient de “Biti”: morceau.
Dalle”: une rigole ou un évier vient de “Döla”: tranchée.
Écaler un oeuf, un poisson” vient de “Skalja”: tuile, écaille.
Raquilllon”: trognon de pomme ou reste de foin que l’on laisse manger aux bêtes vient de “Rask”: rebut. “Raquillonner”, faucher ce qui reste dans les herbages.
Une “houlette”, un trou de lapin vient de “Hol”: creux.
Enfestonner”: attacher la tête des vaches de façon à ce qu’elles ne puissent manger les pommes a pour origine “Festr”: corde.
Monter à har”: monter à cru (sans selle) vient de norrois “Har” qui signifie poil.
Une “bedière”, un “bédot”: mauvais lit vient de “Bedr”: litière.
Furolle”: feu follet est issu de “Fyr”: le feu.

On peut remarquer dans ce vocabulaire normand d’origine scandinave que si les mots se référant aux animaux sont peu nombreux, les termes concernant la terre, son travail et les outils nécessaires sont bien représentés. Cette abondance pourrait signifier deux choses.
La première est que nos guerriers sont aussi des paysans qui une fois descendus de leurs navires sont redevenus des paysans (du moins une partie d’entre eux).
La seconde est que l’importance et la diversité du vocabulaire “agricole”d’origine scandinave signe une pénétration profonde et importante de la société par les Vikings et ne correspond pas à une conquête par une aristocratie guerrière peu nombreuse comme certains aimeraient le faire croire.


6 - Les mots de la mer et de la pêche

Nous avons déjà vu un certain nombre de termes du vocabulaire normand décrivant le paysage maritime et qui sont d’origine norroise. Voyons maintenant ceux qui se rapportent à la mer ou à la pêche.

1- Tout d’abord la mer et le rivage.

Le “flot”: la marée montante est issue de “Flod” en norrois: marée montante.
L’ “ebbe”: la marée descendante peut avoir par contre plusieurs origines: soit du vieux Danois, soit du Francique, soit du Néerlandais: même sens, marée descendante.
La “houle” vient du norrois “Hola”: creux.
La “flotte” vient de “Floti”: flottant en norrois.
Une “vague”, le mot est issu de “Vagr”: vague.
L’“estran”: partie de la plage située entre marée haute et marée basse vient de “Ströndr” en norrois: côte, grève.
La “tangue”, ce qu’on pourrait appeler les sables mouvants est issu du norrois “Tangui”: langue de sable.
Les “houlles”: creux dans les rochers où nous avons tous péché étant petits est également issu de “Hola”: creux.
Le “varech” ou “vrek” vient de “Vagrek”: ce qui est rejeté par la mer.
Le “tangon”: les algues brunes vient de “Thang”: algue.
La “valingue” est une autre sorte d’algue, son nom est issu de “Vringla”: enrouler en norrois.
Gaive” qui est en vieux normand un objet trouvé viendrait du norrois “Veifa”: ce qui flotte ou une épave.

2- Les poissons et les coquillages.

Le “galeron” en vieux normand est un morse. Cela vient de “Hvalross” qui a le même sens en Viking.
Le “marsouin” a pour origine “Marr Swin” littéralement le cochon de mer en norrois. La présence de morses ou de marsouins sur nos côtes au Moyen Âge est le signe de la grande diversité de poissons et de mammifères marins vivants à cette époque sur nos côtes.
Le “ha”, la roussette, vient de “Har”: requin.
Koli” en norrois va donner “colin” en normand.
La “flie” (la patelle) le mot vient de “Flida”: même sens.
Le “Célin” (le pilchard) vient du norrois “Sild”: hareng.
La “flondre” vient de “Flundra”: même poisson.
L’“orfi” (l’aiguille de mer) vient de “Hornfiskr”: même sens.
le “lieu” vient de “Lyr” en norrois.
La “lingue” (encore un poisson) de “Lyngfiskr”.
Le “crabe” vient de “Krabi”.
Le “homard” est issu de “Hummar”.
Le “ran”, le “bulot” a pour origine “Ran”: bélier en norrois.
Le “vras” (la vieille) vient de “Vraicfiskr”.
La “rogue” (les oeufs de morue) vient de “Hrogn”: même sens.
Le “houvet”: le tourteau vient de “Hofr”: sabot en norrois.
Le “houvelin”: l’araignée de mer, le mot a la même origine.
Le “havetauque”: une petite pieuvre serait aussi d’origine norroise.
Ajoutons la “maove”, la mouette qui vient de “Mavar” en VIking.

3- La pêche.

Beiter”, “beite”: appâter, appât vient de “Beita”: appât.
Le “lanet”: petit filet de pêche, vient de “Leggia”: poser et “Net”: filet.
Le “draunet”, bien connu, a pour origine “Draga”: tirer, trainer et “Net”: filet.
Le “havenet”: le filet à crevette de notre enfance vient de “Hafr”: poche et “Net”: filet.
Le “saunet”, grand filet de pêche en haute mer est issu de “Sjardr”, la mer et “Net”: filet.
Fisigard” en vieux normand c’est une pêcherie, il a pour origine “Fiski”: poisson et “Gardr”: enclos, jardin, clôture.
Une “gord”: piège à poisson formé de deux filets formant un angle aigu viendrait également de “Gardr”: clôture, palis, jardin.
Un “walmanni” en vieux normand c’est un baleinier, du norrois “Hvalman”: même sens. Il est à noter à ce sujet qu’au Moyen Âge on pêchait la baleine qui abondait en baie de Seine et sur nos côtes normandes. D’où vient en vieux normand le mot “walsetta”: un établissement baleinier (une base, un port) qui vient de “Hvalsetr” qui a le même sens. On peut aussi noter que “walmanni” a donné le nom de famille “Vaumant” ou “Levaumant”.

4- Les marais salants.

Au Moyen Âge, les côtes normandes étaient riches en marais salants, en particulier l’estuaire de la Seine et l’embouchure de la Dives.
Les “dams”: ce sont les aires d’évaporation de l’eau de mer. Le terme vient de “Dammr” en norrois qui signifie retenue d’eau.
Les “dicks” (digues) qui bordaient les dams. Le mot vient de “Diki” levée de terre. Se rappeler aussi le Haguedic k dans le Cotentin.
Les “fliets”: les ruisseaux de drainage (ou d’écoulement) des dams, mot issu de “Fljot”: ruisseau.
Enfin les tas de sel étaient rassemblés sur les “hogues”, les buttes, les hauteurs. De “Haugr” en norrois qui a le même sens.

5- Quelques verbes pour s’amuser.

Écorrer”: compter les poissons frais ou séchés, retour de pêche vient de “Skora”: faire une marque. Les sportifs y verront peut-être un rapport avec le mot score?
Écaler” un oeuf ou un poisson: enlever la coquille ou les écailles vient de “Skalja”: tuile, écaille.
Draguer” avec ses dérivés “drague”, “dragage”, “dragueur” vient de “Draga” qui a le même sens.
Sombrer” de “Sumba”: même sens. “Cingler”: faire voile, “sigler” en vieux normand, vient de “Sigle”: voile.
Arrimer” vient de “Ryma”: même sens. “Hâler” de “Hala”: même sens.

Il est facile de constater que le vocabulaire de nos Vikings a fortement imprégné le vocabulaire normand, ce qui n’est pas pour nous surprendre, les Vikings ayant été les plus grands navigateurs de leur temps. Ce qui est plus surprenant, c’est que la quasi totalité de ce vocabulaire est passé en Français: “vague”, “houle”, “flotte”, “crabe”, “homard”, etc... Cela serait-il la preuve de la grande supériorité des Normands en matière maritime dans le royaume de France que cela soit au Moyen Âge, à la Renaissance jusqu’à l’âge moderne ?


7 - La construction navale

Nos amis les Vikings étaient les meilleurs navigateurs de leur temps. Ils ont construit des navires qui étaient de petites merveilles en matière de construction navale et qui les ont emmenés jusqu’en Amérique. Ces types de navires vont perdurer pendant des siècles. Souvenons-nous que les navires utilsés par Guillaume le Conquérant, lors de la conquête de l’Angleterre et décrits par la tapisserie de Bayeux, ressemblent furieusement aux “drakkars vikings”.
Nos Vikings, implantés en Normandie, vont donc laisser une trace importante, voir prépondérante, dans le vocabulaire normand de la construction navale.

1- Voyons d’abord les différent s types de navires.

Le “Snekkar” (vrai nom du Drakkar) va donner l’“esnèque” en vieux normand.
Batr” va donner “batel” en vieux normand puis “bateau” en normand moderne et en Français.
L’“eskei” en vieux normand, vient du norrois, “Skeid” qui désigne le grand navire de guerre des Vikings.
Le”Knorr” ou “Knarr”. C’est le remarquable navire de charge, de transport des Vikings. Il va donner le “kanar” en vieux normand.
Le “Skuta” en Viking, un petit bateau léger et rapide qui sert de liaison entre les navires et aussi d’éclaireur, va donner l’“escoute” en vieux normand. Ce mot est à l’origine du mot “scout” en Anglais et en Français.
Flundra”, le poisson que nous avons déjà vu et qui donne en normand la “flondre” va aussi être à l’origine du nom d’un petit bateau de pêche de nos côtes: le “flondrier”. “Skalda”, une barque en norrois, se transforme en “écaode” ou “écaude” en normand, barque à fond plat utilisée dans les marais.
Un “esquif”, petite embarcation légère, a pour origine le norrois “Skif”.

2- La coque des navires.

La “quille” vient de “Kjöll” même sens.
L’“étrave” dérive de “Stafn”, étrave.
La “bordaille”, le “bordé”, le “bordage”, “border” viennent de “Bord” qui veut dire planche en norrois.
Le “galbord”, première planche ajustée contre la quille et le “vibord”, la dernière planche du bordage viennent de “Galbord” et de “Vigibord”.
Babord” (gauche) et “tribord” (droite) ont pour origine “Babordi” et “Tribordi”.
Les “tolets”, dérivent de “Thollr”.
Hel”, la barre du gouvernail vient de “Helm”, même sens.
Les “dalots” ou “dales”, trous pour évacuer l’eau viennent de “Doela”, même sens.
Le “mât” vient de “Mast”.
La “carlingue” dérive de “Kerling”, même sens.
Le “tillac, en norrois “Tilja”.
Les “varangues” viennent de “Vrang”.
Les “hublots” de “Hufa”.
Brant”, une proue effilée, vient de “Brant”, éperon.
L’“étambrai” de “Timbr”.
Bétas” en vieux normand désigne une vergue. Il a pour origine “Bétas” en norrois qui a aussi le sens de vergue.
L’“estière” en vieux normand, c’est le gouvernail. Le mot vient de “Styri”, gouvernail en norrois. Le “Styrman” en Viking, celui qui gouverne le navire donne “esturman” en normand. Mot attesté dans les lais de Marie de France (par exemple).
Run” en vieux normand c’est la cale du bateau. Le mot a pour origine “Runn”. Même sens.
La “hune”, le “hunier” dérivent de “Hunn”, même sens.
Le “beaupré” (mât de beaupré) vient de “Bogsproti”.

3- Le gréement.

Le “gréement”, “gréer”, “dégréer”, les “agrès”, ont pour origine “Greidi” (“Greida” pour le verbe).
La “sigle”, la voile en vieux normand, vient de “Sigla”, voile et va donner le verbe “cingler”, faire voile.

L’“écoute”, la “bouline”, les “haubans”, “haubanner”, les “élingues”, “élinguer”, la “drisse”, l’“étai”, la “fest”, l’“estrenc”, l’“étalingue”, “étalinguer”. Tous ces cordages et les verbes correspondants, sont d’origine scandinave.
Les navires vikings, ainsi que les bataux normands construits jusqu’à nos jours, sont “bordés à clin”. C’est-à-dire que les planches du bordage (de la coque) se recouvrent l’une, l’autre. L’autre type de bordage étant le bordage à “franc bord”. Par exemple les navires bretons sont bordés à franc bord. La filiation entre le type de construction normande et viking devient évidente.
Et donc, “clin”, “clinquer”, ou “cliquer” (border à clin un navire) viennent de “Klink” en norrois.
L’ “équipage”, “équiper”, l’“équipement”, l’“équipe” dérivent tous du même mot norrois “Skipa”, qui veut dire équipage. “Skipari”, l’homme d’équipage va donner l’“esquipre” en vieux normand. C’est aussi l’origine du mot “skipper” en Anglais, mot qui est récemment passé en Français (il aurait mieux fait de passer par le normand, nous aurion gagné du temps).
Le “guindeau” ou “guindas” et le verbe “guinder” proviennent du mot “Vindas”, même sens.
La “flotte” vient de “Floti”. “Flotman” (l’homme de la flotte) va donner le nom de famille normand “Flamant” ou “Leflamant” (“Flament” ou “Leflament”).
La “bitte” d’amarage vient de “Biti”, même sens.
Un “ris”, “ariser”, “prendre un ris” proviennent du norrois “Rif”, même sens.
Une “raque”, une bouée en normand vient de “Raki”.

4- Les verbes.

“Raquer”, “touer”, “guinder”, “brayer”, “écarver”, “hanequer”, “déhanequer”, “ferler”, “déferler”, “hammer” (ramer à l’envers) viennent tous du Scandinave.

Je ne citerai pas, ici, tous les mots, d’origine Scandinave, dans le vocabulaire de la construction navale, car cela deviendrait fastidieux pour le lecteur (surtout s’il ne s’intéresse que modéremment aux choses de la mer).
En conclusion, ainsi que nous l’avons déjà vu dans le chapitre précédent, consacré à la mer et à la pêche ” (Cf numéro 7), on peut remarquer que tous ces termes techniques de construction navale, sont passés en Français. Ceci semble être la preuve de l’avance technologique des Vikings en matière de construction navale. Avance qui va durer pendant des siècles, faire partie intégrante de la culture normande, et être responsable de l’importance de la Normandie et des Normands dans la formation de la langue française dans le domaine maritime, entre autres.
Cette avance et cette supériorité des Normands en matière maritime et de la construction navale se retrouvera lors des grands défits transatlantiques de la conquête de l’Amérique, du Canada, des Antilles et du Brésil, de l’exploration des côtes de l’Afrique et au-delà jusqu’à Sumatra.


Pour en savoir plus :
- François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche. Editions Picard, Paris, 1986 (et idem de l'Eure, 1979, et de la Seine-Maritime, 1981).
- Jean Renaud, Les Vikings et les patois de Normandie et des Iles anglo-normandes, Ed Orep, 14480 Cully ; 2008, 5,50 €.
- Elisabeth Ridel, Des Vikings et des mots : l'apport des Vikings au lexique de la langue d'oil, thèse, Université de Caen, 2007.

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Date de dernière mise à jour : 17/12/2014