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Culture d'Ailleurs..



Drapeau Normand


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Il s'agit de la croix de saint Olaf qui est un drapeau rouge orné d'une croix dite de saint Olaf, croix double d'or, à la manière des drapeaux des nations scandinaves.

Ce drapeau a été créé par Jean Adigard des Gautries en 1939. Il est issu selon les historiographes de l'étendard à la croix papale donnée à Guillaume le Conquérant, par le Pape Alexandre II et qui brûla en 1932 dans l'abbaye de la Bataille. Cet archétype est donc l'un des plus vieux drapeaux du monde. Il est parfois promu par des associations régionalistes revendiquant l’héritage des Vikings ou Normands.

Il devint le drapeau du Mouvement normand, un mouvement politique autonomiste, dans les années 1970 afin, selon ce mouvement, « de représenter la Normandie, puisqu'il aurait l'avantage de reproduire à la fois les couleurs normandes et d'y associer l'héritage historique de la province ». Malgré d'intenses efforts, le Mouvement normand n'a jamais réussi à l'imposer.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_normand



Blason de la Normandie

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Les Treis Cats, écu rouge à trois léopards jaunes tournant la tête de face, blasonné de gueules à trois léopards d’or l’un sur l’autre est l’emblème héraldique de la Normandie continentale et insulaire.

En normand, "treis cats", signifie "trois chats" et fait référence à la bannière ornée de trois léopards de Richard Cœur de Lion, duc de Normandie et Roi d'Angleterre.

Selon la légende, Richard Cœur de Lion aurait choisit cette emblème après son emprisonnement par l'Empereur du SERG (Saint Empire Romain Germanique) du à la trahison papale. Après sa libération et pour se venger, Richard aurait choisit le pire animal de l'époque, le léopard (Bâtard du lion en latin), fruit d'une union contre-nature, pour emblème. Pour rendre son blason encore plus impie, il aurait ajouté deux autres léopards, soit 3 léopards en référence à la sainte trinité puis les aurait blasonné rampants et tournant la tête de face, ce qui était proscrit dans l'héraldique de l'époque. Plus tard, on ajouta une langue bleue et des griffes bleue pour rendre le blason plus maléfique et terrifiant.

Lorsque la Normandie devint française, l'Angleterre garda pour emblème les trois léopards alors que la Normandie n'en fut affublée que de deux.

Nos "treis cats" font donc référence à la première bannière officielle et connue de la Normandie. Ils sont donc et resterons le véritable blason de la Normandie, tant continentale qu'insulaire. En outre, ils font aussi référence à la période d'indépendance de la Normandie (911-1204), les deux léopards signifiants la soumission de la Normandie à la France.



Variante

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Une variante du Drapeau Normand consiste à combiner la double croix de St Olaf avec les Treis Cats, pour rappeler le blason historique de la province, époque de Richard, tranchant avec la période viking, deux périodes charnières et hautement symboliques pour la Normandie (Création et Indépendance).

Danemark : Culture,fêtes,traditions.

Fêtes annuelles traditionnelles au Danemark

Les Danois, la plupart d'entre eux en tout cas, respectent ou célèbrent une longue série de fêtes au cours de l'année civile, fêtes religieuses ou autres célébrations qui ont parfois leur origine dans la culture populaire. Bon nombre de ces fêtes-là sont réglées par des traditions au niveau des repas et de la décoration, et c'est aussi la tradition qui décide si la fête se passe en famille et entre amis.

Les Danois et les traditions

Plus de 90 % des Danois considèrent que les traditions font partie de leur patrimoine culturel national et ils sont nombreux à penser qu'il faut les protéger contre les influences étrangères.

Pourtant, la réalité ne correspond pas tout à fait à cette image. Ce que nous entendons par traditions dans le langage quotidien fait effectivement partie de ce que l'on appelle le bagage culturel, mais ce bagage subit des adaptations et des «recharges» au fur et à mesure des changements venus de l’étranger et au rythme de ces adaptations, ces traditions étrangères prennent un air danois. Rares, probablement, sont les Danois qui se souviennent que le sapin de Noël vient d'Allemagne, que la fête des Mères est une coutume américaine et que la Sainte Lucie est une fête suédoise.

Certains Danois s'opposent avec humeur à deux traditions récentes : la Saint-Valentin et Halloween, parce qu'ils refusent d'adopter des coutumes américaines ou qu'ils condamnent leur commercialisation à outrance. Mais en réalité, beaucoup des traditions anciennes ont débuté exactement de la même manière et quand les enfants d'à présent seront adultes, la Saint-Valentin et Halloween feront sans doute partie de leur bagage culturel danois.

Importance des jours de fête

Les jours fériés et les fêtes annuelles contribuent à rythmer le cours de l'année en la divisant en une série de périodes dont chacun a une vue d'ensemble. Dans la société agricole d'antan, les cultures vivrières étaient intimement liées au passage des saisons. Il en allait de même des fêtes dites du travail, comme celle de la moisson, qui ont pratiquement disparu de nos jours, ayant perdu leur importance en tant que fête pour les moissonneurs.

Nombre des éléments constitutifs des jours de fête annuels remontent aux us et coutumes de la paysannerie danoise, tandis que les fêtes et les traditions marquant la vie de chaque individu : anniversaires et mariages, ont plutôt leurs racines dans les habitudes de la bourgeoisie urbaine.

Dans certains cas, la bourgeoisie a aussi influencé les fêtes annuelles; ainsi, des traditions d'origine paysanne peuvent apparaître dans la version idyllique typiquement représentée par les peintres du XIXe siècle. Noël en fournit la preuve puisqu'aujourd'hui comme autrefois, c'est un tableau de petites maisons à colombages et d'églises de village éclairées par des bougies dans un paysage de neige qui symbolise le Noël danois. L'une des premières caractéristiques des traditions est leur lien avec le passé, qu'il soit réel ou non, peu importe.

Fêtes carillonnées et jours fériés danois


Le 6 janvier - fête des Rois
La fête des Rois a été supprimée par le gouvernement danois en tant que jour férié officiel en 1770. Pourtant, certaines familles continuent de fêter les Rois, en allumant le 5 janvier, la veille au soir, une bougie spéciale à trois branches qui produit une détonation quand elle finit de se consumer. Cette bougie qui s'éteint d'elle-même symbolise la fin de la période de Noël. A certains endroits du Danemark, les habitants fêtent encore la veille des Rois en se déguisant pour former un défilé et aller de maison en maison.

Le 14 février - la Saint-Valentin

Les Danois, inspirés par la tradition américaine, se sont mis à célébrer la fête de l’amour le jour de la Saint-Valentin au début des années 1990. Cette fête donne surtout aux jeunes et aux amoureux l'occasion de se donner une preuve de leur amour mutuel. Le choix des cadeaux possibles est très vaste : cœurs composés de fleurs, cœurs en chocolat, pâte et gâteaux en forme de cœur, etc.

Février/mars - Carnaval/Mardi gras

Carnaval est une fête mobile parce qu'il doit toujours se fêter avant le jeûne - souvenir du catholicisme au Danemark - autrement dit quarante jours avant Pâques. Le dimanche du Carnaval se situera donc au plus tôt le 1er février et au plus tard le 7 mars.

Carnaval est la fête des enfants. Ils se déguisent, habituellement un dimanche, pour aller de maison en maison et tâcher de remplir leur tirelire. Ils sonnent à la porte et chantent le couplet suivant pour qu'on leur donne quelques sous :

«Boller op, boller ned, boller i min mave,
hvis jeg ingen boller får, så laver jeg ballade»

(«Brioches-ci, brioches-là, brioches dans mon ventre,
si vous ne m'en donnez pas, je ferai du tapage»)

Les brioches sont un souvenir de l'époque où les aliments représentaient un capital symbolique puisque beaucoup de Danois, vivant à la limite de la famine, mangeaient rarement du pain blanc. Aujourd'hui, ce n'est pas la quantité de nourriture disponible qui distingue les jours de fête des jours ordinaires et les brioches sont remplacées par quelques sous. Mais au cours des semaines qui entourent cette fête, les boulangeries danoises proposent des brioches de Carnaval appréciées par les enfants et les adultes.

Souvent, les Danois confectionnent ou achètent des «verges de Carnaval». Ce sont des bouquets de branchages décorés de papillotes et de petits cadeaux que l'on offre aux enfants ou qui servent à égayer la maison. Ces verges symbolisaient autrefois la fertilité, les branchages bourgeonnants représentant l'approche du printemps.

Le jour où l'on fête Carnaval, les enfants danois font «sortir le chat du tonneau», en tapant à tour de rôle, avec un gourdin, sur un tonneau plein de bonbons et de friandises que l'on a accroché à une poutre. Celui ou celle qui réussit à casser le tonneau est couronné/e «roi» ou «reine du chat».

Origines de cette tradition

Le chat, selon les croyances populaires, était l'animal familier des sorcières et des démons et avait un pouvoir maléfique. Carnaval tombant à l'époque où l'on commençait la préparation des semences des cultures vivrières, les paysans s'efforçaient de conjurer le mal en le chassant. Jusqu'en 1850 environ, les Danois enfermaient un chat vivant dans un tonneau et ils tapaient dessus pour que le chat se sauve à l'instant où le tonneau se cassait.

Carnaval, une fête d'adultes au départ, puisque le mot danois de «fastelavn» signifie «veille du jeûne», marquait le début du jeûne des chrétiens qui commençait le Mercredi des Cendres. Néanmoins, les festivités commençaient dès le «dimanche gras» par des repas pantagruéliques. Après la Réforme, qui supprima l'obligation du jeûne, les festivités de Carnaval se poursuivirent jusqu'au dimanche suivant, avec des défilés de cavaliers, des joutes et concours divers ainsi que des représentations théâtrales de la bataille entre l'hiver et l'été.

Mars/avril - Pâques
Pâques est la célébration par la Chrétienté, de la mort et de la résurrection de Jésus. Sa place sur le calendrier est déterminée par les phases de la lune puisque le jour de Pâques se fête le premier dimanche après la pleine lune consécutive au solstice de printemps (le 21 mars). Le jour de Pâques se situe donc au plus tôt le 22 mars et au plus tard le 25 avril.

Dans la version de l'église nationale évangélique luthérienne danoise, les différentes fêtes de Pâques ne sont pas célébrées, comme dans les pays catholiques, par une imitation et une dramatisation liturgique des récits des évangiles, mais par le choix des textes des évangiles. Les journées célébrées sont le dimanche des Rameaux, le Jeudi Saint, le Vendredi Saint et les dimanche et lundi de Pâques.

Le gouvernement a supprimé, en 1991, le dernier vestige de l'ancienne législation des jours de fête qui interdisait toute fête populaire susceptible de perturber les offices des jours de fête liturgiques. Certains divertissements publics sont donc autorisés et certains magasins restent ouverts. Les fêtes de Pâques offrent la possibilité de profiter de cinq jours de congé d'affilée, et comme un certain nombre d'écoles libèrent les enfants pendant les trois jours non chômés de la semaine sainte, Pâques peut représenter dix jours de vacances que la plupart des Danois considèrent comme tels. Une enquête menée en 2000 dans l'ensemble du pays a montré que pour Pâques, dans l'ordre, 48 % des Danois apprécient d'abord le fait de pouvoir rester en famille tandis que 37 % considèrent que ces fêtes sont des vacances. Pour 10 % des Danois seulement, Pâques importe d'abord parce qu'ils vont à l'église recueillir le «message chrétien».

Pour beaucoup de Danois, Pâques est le symbole de la fin de l'hiver. Ils profitent par conséquent des vacances de Pâques pour commencer les travaux de printemps et d'été, ouvrir leur maison de vacances, préparer leur jardin, fleurir les jardinières de leur balcon, etc.

Traditions pascales
Beaucoup de familles et de commerçants fêtent Pâques en confectionnant des décorations vertes et jaunes composées de branches reverdies et de jonquilles. Le symbole principal de Pâques restant l'œuf, on utilise aussi toutes sorte d'œufs décoratifs, œufs de poule ordinaires, vidés et peints, œufs divers en chocolat et en sucre, auxquels viennent s'ajouter de petites poules, des poussins et petit à petit le lièvre de Pâques, que l'on ne trouvait autrefois qu'à proximité de la frontière allemande.


Une tradition spécifiquement danoise reliée à Pâques est celle des «lettres devinettes»(«gækkebreve»). Au cours des semaines qui précédent Pâques, les enfants surtout adressent à leurs amis ou à quelqu'un de leur parenté des lettres artistiquement découpées dans lesquelles ils copient une devinette et à laquelle ils joignent un perce-neige, considéré comme la première fleur du printemps. Ces lettres - anonymes - sont signées par des pointillés dont chacun représente une lettre du prénom de l'expéditeur, ce qui permet au destinataire de le deviner. Le gage est un œuf en chocolat qui sera offert le jour de Pâques.

Le dîner de Pâques se compose de différentes sortes d'œufs et de plats que l'on considère en général comme des mets de printemps : poulet, agneau et légumes printaniers.

Quant au déjeuner pascal, qui réunit aussi bien la famille que les amis, c'est un déjeuner typiquement danois, composé de hareng, de divers autres poissons, de petits plats chauds, de charcuterie et de fromages, et arrosé, la plupart du temps, de bière et de schnaps. Pendant la période de Pâques, les brasseries danoises fabriquent une bière spéciale, plus alcoolisée que la bière ordinaire et dont le goût est donc plus relevé.

Pour les paysans d'autrefois, outre une fête chrétienne, Pâques était surtout une célébration du printemps à laquelle se rattachaient nombre de superstitions, surtout concernant les signes qui permettaient les prévisions du temps.

1er avril - Poisson d'avril

Au Danemark comme dans d'autres pays, les gens se taquinent mutuellement en répétant des histoires inventées, etc. Cette coutume, qui existait déjà au XVIIe s., a été reprise par les médias. Il faut donc se méfier, le 1er avril, des nouvelles publiées par la presse ou diffusées par la télévision.

Autrefois, cette coutume se pratiquait aussi à d'autres dates, le 1er et le 31 mai par exemple (le chat de mai) et le lundi du Carnaval (le fou du Carnaval).

30 avril - Veille de la Sainte Valborg

Valborg, que l'on fête le 1er mai, est une sainte anglaise, Walburga, qui selon les croyances populaires protégeait les gens contre la magie et la sorcellerie. La veille de la Sainte Valborg, on fêtait de diverses manières l'arrivée de l'été, notamment en allumant un bûcher et en dansant autour d'un mât de mai. Dans certaines régions du Danemark, on allume toujours un bûcher ce soir - là.

Avril/mai - Grand jour de Prière

Le Grand jour de Prière est une fête spécifiquement danoise fixée au 4e vendredi après le dimanche de Pâques, c'est-à-dire au plus tôt le 17 avril et au plus tard le 21 mai. La veille et le jour même de cette fête, il faut acheter des petits pains chauds, et de nombreux Copenhagois, en particulier, vont se promener sur les bastions de Langelinie, de Christianshavn ou de «Kastellet»(la Citadelle), où des chorales d'étudiants se réunissaient autrefois pour chanter.

Le Grand jour de Prière a été décrété en 1686 pour remplacer plusieurs fêtes mineures de jeûne et de prière. La loi stipulant que toutes les activités, travail, commerce, etc. étaient prohibées ce jour-là, les boulangers se mirent à faire des petits pains que l'on pouvait réchauffer le lendemain et peu à peu, la coutume s'est répandue dans tout le pays de consommer des petits pains chauds la veille du Grand jour de Prière.

Cette fête devant être annoncée par la sonnerie des cloches, la promenade sur les bastions, de Christianshavn en particulier, pour écouter les cloches est devenue traditionnelle à Copenhague depuis l'année 1747, date où l'église «Vor Frue Kirke» (l’église de Notre Dame) fut dotée d'un nouveau carillon.

Mai - Fête des Mères

La fête des Mères danoise est fixée au deuxième dimanche de mai. Depuis 1929, la coutume s'est répandue d'offrir des fleurs ou autre cadeau à sa mère. Cette coutume, dont le but était social à l’origine, provient des États-Unis.

1er mai

Le 1er mai, fête du travail et journée internationale commémorative de la lutte des travailleurs, est un jour chômé dans bon nombre d'entreprises. Dans beaucoup de villes danoises, les gens défilent d'abord puis se rassemblent, en début d'après-midi, pour une sorte de fête populaire entremêlée de discours politiques et de divertissements. Le plus important de tous ces rassemblements est celui du parc de «Fælledparken», à Copenhague. Au fil du temps, le 1er mai est devenu une fête plutôt qu'une journée de lutte ouvrière.

5 mai - Libération du Danemark

L'occupation du Danemark par l'armée allemande, qui avait commencé le 9 avril 1940, a pris fin le 5 mai 1945. À l'annonce de cette libération par la BBC, pendant son émission de 20h30, le 4 mai, beaucoup de Danois mirent spontanément des bougies allumées aux fenêtres. Nombreux sont ceux qui, aujourd'hui, commémorent encore ainsi la libération de leur pays.

Mai/juin - Pentecôte

La Pentecôte est une fête religieuse qui célèbre la venue du Saint-Esprit et la fondation de l'Église. La Pentecôte religieuse, fêtée 50 jours après Pâques, c'est-à-dire au plus tôt le 11 mai et au plus tard le 14 juin, se rattache également au réveil de la nature.

Bien que le jour où le soleil doive danser de joie pour fêter la résurrection de Jésus le matin de Pâques, c'est à l'aube de Pentecôte - sans doute à cause du climat scandinave - que les Danois se lèvent tôt pour contempler le lever du soleil. Depuis 1750 environ la tradition danoise veut ou bien qu'on ne se couche pas après les festivités du samedi soir, ou bien qu'on se lève avant l'aube du dimanche de Pentecôte pour aller voir «danser le soleil» avec des amis ou en famille en buvant un café accompagné d'un amer («Gammel Dansk»).

Les ouvriers des villes, en particulier, avaient aussi coutume par le passé de faire des excursions en forêt et à la campagne pour voir la nature reverdie. En province, les campagnards reblanchissaient leur maison avant la Pentecôte, et à certains endroits, on faisait des fêtes appelées «l'été en ville».

Enfin, depuis deux décennies, Copenhague a vu s'organiser un carnaval de Pentecôte. Les participants, déguisés, parcourent la ville au rythme des sambas avant de se réunir dans un parc de la capitale.

5 juin - Jour de la Constitution

Cette journée commémore l'entrée en vigueur de la première Constitution danoise, qui date de juin 1849. Cette journée, entièrement ou à demi-chômée, est marquée dans tout le pays par des réunions politiques qui s'apparentaient autrefois à des fêtes populaires, comme celles des collines de Himmelbjerget ou de Skamlingsbanken, en Jutland. Le 5 juin est aussi la fête des Pères, tradition née aux États-Unis et instituée au Danemark en 1935.

15 juin - Saint-Valdemar

Selon la légende, le drapeau danois, appelé Dannebrog, est tombé du ciel le 15 juin 1219, à Lyndanise, en Estonie, pendant une croisade menée par le roi danois Valdemar II le Victorieux. Depuis 1913, le 15 juin est une fête nationale marquée par la vente de petits drapeaux danois. Jusqu'en 1948, les écoles étaient fermées ce jour-là et l'on fêtait la Saint Valdemar dans tout le pays.

23 juin - Veillée de la Saint-Jean

L'anniversaire de la naissance de Saint Jean-Baptiste, la veille de la Saint-Jean, compte maintenant parmi les fêtes annuelles les plus populaires que l'on célèbre en famille ou avec des amis en dînant ensemble. S'il fait beau, on se rassemble ensuite autour du feu du quartier pour écouter le discours prononcé par un élu local ou par une célébrité, s'il s'agit d'une véritable cérémonie. Tout le monde chante alors en chœur la chanson «Midsommervise» (Chanson du mitan de l’été) (1885) du poète Holger Drachmann qui célèbre la Saint-Jean et le milieu de l'été, symbole des nuits claires de l'été nordique et de la conception idyllique de la vie rurale qu'avaient les artistes du romantisme nationaliste. À 22 heures environ (c'est-à-dire à la nuit tombante), on allume enfin le feu de la Saint-Jean, un bûcher sur lequel est campée une sorcière de pacotille.

Bien que le solstice d'été ait lieu le 21 juin, la nuit de la Saint-Jean est considérée comme la fête du milieu de l'été par excellence, la nuit la plus courte de toute l'année. Selon les légendes populaires, elle avait un pouvoir spécial et donnait libre cours aux forces du mal, matérialisées par les sorcières que l'on voyait voler sur leur balai pour rejoindre le Blocksberg. Pour les éloigner, on allumait surtout des feux sur les collines les plus élevées. La tradition de mettre au sommet du bûcher une sorcière en paille ou en carton vêtue de guenilles, ne date que du XXe siècle.

Novembre - La Toussaint
La Toussaint, que l'on fête au Danemark le premier dimanche de novembre, était à l'origine un jour commémoratif des saints disparus, qui tombait le 1er novembre. Cette fête avait survécu à la Réforme, mais les Protestants l'ont jointe au jour des Morts, célébré le 2 novembre. Cette fête a été supprimée en tant que jour férié en 1770, mais l'église la commémore le 1er dimanche de novembre. Depuis quelques années, les fidèles danois viennent à l'église le jour de la fête des Morts pour se souvenir des défunts de l'année. La coutume de placer des bougies allumées sur les tombes la veille de la Toussaint est en train de se répandre. C'est aussi le cas de la fête américaine de Halloween, où les enfants, déguisés en fantômes ou en sorcières, vont sonner aux portes de leurs voisins, comme pour Carnaval. Quand la porte s'ouvre, ils disent «trick or treat» (en anglais), et si on ne leur donne ni gâteau ni argent, ils font du tapage, comme pour Carnaval.

10 novembre - Saint-Martin
Ce soir-là, de nombreux Danois commémorent le souvenir de Saint Martin en mangeant un canard ou une oie. Martin, en effet, selon la légende, s'était caché, par modestie, pour éviter d'être nommé évêque et avait été trahi par des oies. Il avait donc décidé qu'à cette date, chaque année, on tuerait les oies pour les manger.

Le mois de Noël

Le mois de décembre tout entier est marqué par les fêtes de Noël. Dans les villes, la plupart des rues sont décorées de guirlandes de sapin illuminées. Suivant une tradition qui remonte à 1914, année où un sapin de Noël fut illuminé pour la première fois sur la place de l'Hôtel de Ville de Copenhague, les sapins dressés sur les places et dans les jardins sont décorés de guirlandes lumineuses. Ces dernières années, beaucoup d'autres arbres ou des objets divers sont également décorés.

La plupart des foyers danois observent la coutume des calendriers de l'Avent, soit en allumant chaque jour une bougie graduée, soit en allumant l'une après l'autre les bougies d'une couronne de l'Avent, à chacun des quatre dimanches précédant Noël. La bougie graduée est une tradition danoise, une bonne idée qui date de 1935 et que l'on confectionnait, à l'époque, avec les enfants ; la production industrielle de ces bougies date de 1942. La couronne de l'Avent s'est réellement répandue après 1946, car cette année-là, elle avait servi de motif au timbre de Noël, qui sort chaque année début décembre avec un nouveau motif. La couronne de l'Avent symbolise les quatre dimanches de l'Avent, c'est-à-dire le début de la nouvelle année liturgique, qui commence le premier dimanche de l'Avent, à une date située entre le 27 novembre et le 3 décembre. Outre la bougie graduée, les enfants reçoivent un ou plusieurs calendriers de Noël, dont les uns, en carton, ont 24 fenêtres à ouvrir avant la veillée de Noël, une par jour, tandis que les autres, en tissu, permettent d'y accrocher 24 petits cadeaux.

13 décembre - Sainte-Lucie

On fête la Sainte-Lucie dans beaucoup d'hôpitaux, de maisons de retraite, d'écoles et d'institutions : un petit groupe de jeunes filles, vêtues de longues robes blanches, défile dans les couloirs en chantant la chanson de Santa Lucia. La première du groupe, dite «Mariée de Sainte-Lucie», porte une couronne de bougies allumées. Cette coutume, qui vient de Suède, a été introduite au Danemark par «Foreningen Norden» (l’Association Norden) en 1944, sous l'occupation allemande.

Déjeuners de Noël et autres réunions de décembre
La plupart des Danois fêtent Noël en famille, mais le mois dit de Noël est marqué par différentes réunions dont la plus répandue est le «déjeuner de Noël», que de nombreuses entreprises offrent à leur personnel depuis 1940. Il s'agit d'un déjeuner danois typique, qui doit en tout cas comporter plusieurs plats spécifiquement danois dont certains sont d'origine régionale. Le déjeuner de Noël est toujours largement arrosé de bière et de schnaps ou de vin, et les brasseries danoises fabriquent des bières spéciales, plus alcoolisées que la bière ordinaire. Par conséquent, la coutume veut que les participants s'y défoulent en faisant fi de la hiérarchie et des bonnes manières sans risquer de représailles.
Sous toutes sortes de prétextes, les Danois organisent en décembre des rencontres moins cérémonieuses qu'à l'ordinaire pour boire ensemble du vin chaud («glögg») en mangeant des gaufres danoises («æbleskiver»). Le glögg est d'origine suédoise mais ces gaufres sont l'une des plus anciennes pâtisseries connues au Danemark puisqu'on sait qu'elles font partie des repas de fête depuis le XVIIe s. L'un des derniers dimanches avant Noël, beaucoup de familles et d'amis partent ensemble en forêt pour abattre eux-mêmes leur sapin de Noël et se réchauffer ensuite autour du vin chaud et des gaufres.

Décorations de Noël

Presque tous les Danois décorent leur maison ou leur appartement pour Noël. Quand ils ont des enfants, ils font obligatoirement appel à beaucoup de lutins en carton, mais les branches de sapin et les bougies sont à la base de la plupart des décorations de Noël. On décore le sapin, principal symbole du Noël profane, soit la veille du réveillon de Noël, soit le 24 décembre même, avec des boules de verre, des cœurs, des cornets en papier, des guirlandes dorées, des guirlandes de drapeaux danois et surtout des bougies, soit de vraies bougies, soit des bougies électriques. C'est à cause du nationalisme suscité par les guerres qu'ils ont menées contre l'Allemagne au XIXe s. que les Danois ont choisi les couleurs de leur drapeau, le rouge et le blanc, pour leurs décorations de Noël. Pour autant qu'on le sache, c'est en 1808 que l'on a allumé le premier sapin de Noël au Danemark et en un siècle environ, le sapin a été adopté par la plupart des foyers danois. Plusieurs contes d'Andersen permettent de suivre la propagation de cette coutume au Danemark, les voici dans l'ordre chronologique : «Hyldemor» (La Fée du sureau) (1842), «Grantræet» (Le Sapin) (1846), «Den lille pige med svovlstikkerne» (La Petite fille aux allumettes) (1848), «Tolv med posten» (Les douze voyageurs de la diligence) (1861) et «Krøblingen» (L’Estropié)(1872).
Pour bien préparer un Noël danois, il convient aussi de confectionner des biscuits traditionnels, dont le plus ancien est appelé «noix au poivre», ainsi que diverses confiseries.

Les journées de Noël

Noël est fêté le 24 décembre (jour de la Veillée de Noël), le 25 et le 26 décembre (appelés 1er et 2e jours de Noël) et la plupart des magasins sont fermés à ces dates-là. Selon un sondage Gallup datant de 1998, pour 78 % des personnes interrogées, les réunions familiales sont ce qui compte le plus pour Noël. Mais beaucoup de Danois ont coutume d'aller à l'église pour la messe de la Nativité, le 24 décembre, qui marque pour ainsi dire le début des fêtes de Noël. C'est l'une des rares fois dans l'année où il y a foule dans les églises danoises.

Chez presque tous les Danois, la veillée du 24 décembre commence par le dîner traditionnel de Noël. Le plat principal est une oie rôtie, un canard rôti ou un rôti de porc garni de chou rouge et de pommes de terre caramélisées. Obligatoire est aussi le riz au lait, soit servi en entrée, soit comme dessert, mélangé alors avec des amandes et relevé d’un coulis de cerises. L'important est de glisser une amande entière dans l'un ou l'autre de ces plats car la personne qui trouve l'amande reçoit un cadeau spécial : autrefois toujours un petit cochon en pâte d'amande. Le plat principal est en général arrosé de vin rouge et le dessert d'un vin doux. Certaines familles boivent de la bière brune (dite «bière des lutins») avec le riz au lait en entrée.

La seconde partie de la soirée se passe autour du sapin. On allume les bougies, puis on fait la ronde autour de l'arbre en chantant des chansons traditionnelles et des psaumes de Noël. Les cadeaux, placés sous l'arbre, sont ensuite distribués par un membre de la famille déguisé en père Noël quand il y a des enfants. Autrefois, au Danemark, c'était «le lutin» de la maison qui apportait ces cadeaux, le vieux lutin ou le dieu familier qui existait déjà dans les pays Nordiques avant la chrétienté et que l'on a rattaché à Noël au cours du XIXe s. À la fin du XIXe s., le père Noël arrivait littéralement au Danemark sur les cartes postales que les émigrés danois envoyaient d'Amérique à leurs parents et c'est lui qui a supplanté le vieux lutin comme distributeur de cadeaux.

Pendant les journées de Noël, les Danois s'invitent à déjeuner, généralement entre membres de la famille. Les plats sont les mêmes que ceux des autres déjeuners de Noël du mois de décembre, mais les plats régionaux sont plus nombreux, il s'agit le plus souvent de différents plats de porc accompagnés de diverses préparations de chou pommé et de chou frisé.

Autrefois, lorsque Noël commençait par la «petite veillée de Noël» et se poursuivait jusqu'à la Chandeleur (le 2 février), les nombreuses salles décorées pour Noël transformaient la fin de l'année en un période de longues festivités. De nos jours, Noël se termine grosso modo le 27 décembre. Les différentes manifestations conviviales liées à Noël sont donc regroupées au mois de décembre.

Le Nouvel An

À l'inverse de Noël, qui se fête généralement en famille, le Nouvel An se fête entre amis. La Saint-Sylvestre commence et finit par deux importantes émissions de télévision et de radio : l'allocution de la Reine, à 18h et les douze coups de minuit à l'horloge de l'Hôtel de Ville de Copenhague, qui marquent l'entrée dans la nouvelle année. L'allocution du Nouvel An du monarque est quasiment devenue un moment de rassemblement national depuis son inauguration en 1942, sous l'occupation allemande, par le roi qui conjurait les Danois de rester unis.

Le réveillon de nombreux Danois consiste en un bon repas et l'on boit le champagne à minuit en mangeant des gâteaux à la pâte d'amande. La Nouvelle Année, après minuit, commence par des feux d'artifice qui font beaucoup de bruit et qui illuminent le ciel de leurs vives couleurs. Dans maintes régions du Danemark, le menu traditionnel du réveillon de la Saint-Sylvestre reste le cabillaud au court-bouillon, qualifié de «morue du Nouvel-An», ou le porc fumé accompagné de chou vert, deux plats caractéristiques par leur pauvreté en calories qui contrastent avec la richesse des plats de Noël.

Les plaisanteries spécifiques au passage d'une année à l'autre ont pratiquement disparu en même temps que les relations étroites entre voisins. Les derniers vestiges des déguisements liés à ces plaisanteries se retrouvent dans les décorations traditionnelles de fin d'année : chapeaux fantaisistes, serpentins et ballons de baudruche.


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L’histoire et la légende du drapeau  



Le nom du drapeau danois, Dannebrog, qui signifie «le drapeau des Danois» ou «drapeau rouge», apparaît pour la première fois dans un texte danois en 1478 et un siècle plus tôt dans un texte néerlandais. Les armoiries de Valdemar IV Atterdag figurent dans un armorial néerlandais (Gelre) datant de 1370-1386, sous la forme d'un drapeau rouge à croix blanche.

La légende veut que le Dannebrog soit tombé du ciel pendant une bataille livrée en Estonie ; cette légende est relatée dans la chronique danoise de Christiern Pedersen, qui date du début des années 1520 et par un moine franciscain du nom de Peder Olsen, vers 1527.

Ce dernier fait remonter le miracle à une bataille livrée en 1219 ; la tradition veut que le drapeau soit apparu à Lyndanisse, le 15 juin 1219. Cette légende a probablement pris corps vers 1500, l'idée s'étant répandue que la bannière perdue par le roi Hans lors d'une défaite dans le Ditmarsk, au nord de l'Allemagne, en 1500 était précisément ce Dannebrog tombé du ciel.

Frederik II reconquit la bannière du roi Hans en 1559 et la fit accrocher dans la cathédrale du Schleswig, au nord de l'Allemagne actuelle. Une chanson datant de l'expédition de 1500 relie la bannière ornée d'une croix à l'empereur de Rome, Constantin, qui rêva de la croix en 312, avant la bataille qui fit de lui le souverain unique de l'Empire romain et qui, selon la tradition, le convertit au christianisme.

Cette vision de la croix, à laquelle se rapportent les mots in hoc signo vinces (sous ce signe, tu vaincras) est le prototype des apparitions miraculeuses d'une croix dans le ciel, que les habitants de la péninsule ibérique, en particulier, rattachaient aux batailles que se livraient les chrétiens et les infidèles.

La croix du Dannebrog
L'Ordre portugais du Christ, qui fut fondé en 1318 au cours d'une croisade contre les Maures, portait une croix blanche pattée bordée de rouge et la pièce d'or portugaise appelée le portugalais reproduisait la croix du Christ et les mots in hoc signo vinces.

A partir de 1591, Christian IV fit frapper des monnaies danoises portant une croix similaire qui fut bientôt considérée comme celle du Dannebrog. En 1603, on y ajouta la maxime de Constantin citée par Arild Huitfeldt dans sa chronique où figure aussi la comparaison de la vision de Constantin et de la légende du Dannebrog tombé du ciel.

Drapeaux spéciaux
Le Dannebrog fut le principal drapeau des Danois pendant des combats qu'ils menèrent en Suède au XVe s. Après 1625, l'insigne du Dannebrog, de forme parfois pattée, figurait sur le champ supérieur interne des drapeaux de l'armée. Les corps d'armée les plus nobles portaient uniquement le Dannebrog.

Depuis 1842, toutes les unités de l'armée utilisent le Dannebrog avec une croix pattée, à l'inverse de la croix du drapeau national et du pavillon de la marine, sur lequel la croix continua d'avoir des côtés rectilignes.

Le pavillon d'un navire portant les armoiries d'Erik VII de Poméranie, avec la croix blanche du Dannebrog, saisi comme butin de guerre en 1427, fut placé dans l'église Sainte-Marie de Lübeck, au nord de l'Allemagne. On sait avec certitude que le Dannebrog est le pavillon des vaisseaux danois depuis les années 1580.

Un décret de 1630 permet de déduire que le pavillon à deux pointes était réservé à la flotte de guerre et qu'en 1635, il fut formellement interdit aux navires marchands de battre le pavillon à deux pointes. C'est en 1696 que furent prescrites les proportions du Dannebrog qui, dans l'ensemble, sont toujours en vigueur.

Les pouvoirs publics se sont accoutumés à pavoiser aussi sur la terre ferme avec le pavillon à deux pointes. En 1748, il fut définitivement décidé que le pavillon des navires marchands serait carré. En règle générale, le pavillon à deux pointes est réservé à la famille royale et à l'Etat, les particuliers devant utiliser le drapeau carré.

Le drapeau royal
Depuis 1731, le drapeau royal porte les armoiries royales en son centre et des drapeaux distinctifs similaires ont aussi été adoptés pour d'autres membres de la famille royale. Les bâtiments de la Marine et les avions de la Défense hissent le drapeau de la famille royale lorsqu’un membre de la famille royale se trouve à bord.

Le prince Henrik, le prince héritier et les membres de la famille royale en général ont un drapeau distinctif. Comme le drapeau du souverain et celui du régent, tous ces drapeaux sont hissés au lieu de résidence des membres de la famille royale en question.

Le drapeau du souverain, celui du régent, un drapeau spécial pour le ministre de la Défense (c'est-à-dire le ministre de la Marine) et le pavillon des amiraux sont hissés en signe de commandement sur les bâtiments de la Marine lorsque le commandant en question est à bord.

Au fil des années, des lettres ou des insignes spéciaux ont été ajoutés dans le champ supérieur interne du Dannebrog. Certaines institutions privées utilisent le Dannebrog en y ajoutant une marque du même genre et se servent dans certains cas du pavillon à deux pointes. Le pavillon de la Marine est rouge foncé ou rouge sombre tandis que le drapeau national est d’un rouge franc.

En 1833, il fut interdit aux particuliers de pavoiser et cette interdiction ne fut levée qu'en 1854. Au cours des années où le nationalisme était le plus vif, de 1848 à 1850, les Danois hissaient très souvent le Dannebrog. Ils continuent de pavoiser dans leur jardin, dans les jardins ouvriers, par exemple, pour célébrer des fêtes de famille ou des fêtes officielles et ils décorent l'arbre de Noël avec des guirlandes de petits drapeaux danois.

Jours où l'on pavoise au Danemark
Au Danemark, les pouvoirs publics et les particuliers pavoisent traditionnellement à certaines dates.

En 1886, le Ministère de la Guerre imposa aux établissements militaires de pavoiser pour célébrer l'anniversaire de treize personnes de la famille royale données, l'anniversaire de la signature de la Constitution du 5 juin 1849 ainsi qu'à sept dates commémoratives de batailles militaires.

En 1913, le Ministère de la Marine publia sa propre liste des jours pavoisés, valables pour les forces navales. A l'obligation de pavoiser concernant des personnes de la famille royale et une série de batailles navales, cette ordonnance ajoutait celle de pavoiser pour célébrer les fêtes liturgiques. En 1922-1923, les deux ministères ajoutèrent à leur liste en particulier le jour de Valdemar, le 15 juin.

La cour publie de temps à autre la liste des personnes de la famille royale pour lesquelles il faut pavoiser. Peu à peu, de nombreux particuliers ont adopté les jours pavoisés militaires.

Mises à part les ordonnances militaires, du point de vue protocolaire, seuls les jours anniversaires des personnes de la famille royale sont des jours pavoisés valables pour tous les pouvoirs publics, puisqu'aucun décret n'a jamais été publié concernant les autres jours pavoisés comme par ex. le 9 avril et le 5 mai.

Quel qu'en soit le fondement officiel, les jours pavoisés sont respectés par les pouvoirs publics et par de nombreux particuliers.

Anniversaires des personnes de la famille royale
5 février Princesse Mary
16 avril Reine Margrethe II
29 avril Princesse Benedikte
26 mai Prince héritier Frederik
7 juin Prince Joachim
11 juin Prince Henrik
Fêtes liturgiques (valables pour les forces de la Défense)

1er janvier
Vendredi saint (le drapeau étant en berne)
Dimanche de Pâques
Ascension
Dimanche de Pentecôte
25 décembre
Dates commémoratives nationales (respectées dans la pratique par les pouvoirs publics, les institutions privées et les particuliers)

9 avril Début de l'occupation du Danemark en 1940 (le drapeau doit rester en berne jusqu'à 12h00, ensuite il est hissé au sommet)
5 mai Libération du Danemark en 1945
5 juin Jour de la Constitution
15 juin Jour de Valdemar, lié au Dannebrog (1219) et au ralliement du Sud-Jutland au Danemark en 1920

Enfin une série de jours pavoisés militaires spéciaux sont valables pour les autorités de la Défense.

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Date de dernière mise à jour : 21/07/2016